Les Porte-mines

Ecrivez-moi!

Retour à l'accueil

 

 

 

 

 

 

 

Les porte-mines à système.

Petit crayon deviendra grand.

Nous aborderons en premier lieu une classification de ces petits objets d’écriture appelés par nos amis anglo-saxons « propelling, mechanical ou magic pencils ». La taille de ces portemines (de 3 à 5 cm pour les plus petits) ne permettant pas une bonne tenue en main, les ingénieux concepteurs se sont évertués à inventer des systèmes plus ou moins complexes pour qu’au final, comme par magie, ces petits scripteurs s’allongent de manière significative. Même s’ils s’avèrent être presque tous peu pratiques pour un usage permanent, ils sont cependant juste maniables pour prendre quelques notes.

Beaucoup de ces portemines présentent un anneau de suspension pour être accrochés à une chaîne (en sautoir autour du cou des dames, à une châtelaine ou à une chaîne de montre).

A. Certains portemines présentent une mécanique peu sophistiquée. C’est en poussant un curseur extérieur coulissant le long d’une fente rectiligne que l’on fait sortir la mine qui rentre dans une forme quelconque, décorative ou simplement protectrice formant étui.

Il est à noter que ce système de poussoir permet parfois la présence d’un porte-plume ou de plusieurs mines de couleur, ou d’autres accessoires.

 

 

B. Le principe de base d’un portemine mécanique est le coulissement d’un petit téton métallique fixé sur une âme, le long d’une rainure spirale ou d’une fente faite dans le manchon. En tenant fermement une des parties et en tournant l’autre, on obtient le mouvement « propulse-repousse-expulse ». La partie portant la mine sort d’elle-même de l’étui protecteur par une rotation exercée à la partie opposée. Les portemines de ce type sont souvent fabriqués avec une telle précision qu’il est difficile de déterminer la jonction des deux parties.

 

 

C. Mêmes caractéristiques que celles vues précédemment, mais la partie portant la mine sort d’elle-même de l’étui protecteur par une rotation exercée à l’extrémité d’oÙ sort la miNe, ou au milieu de l’étui. Il est à noter que souvent la partie opposée d’où sort la mine peut être téléscopique, augmentant la taille du portemine et favorisant ainsi une meilleure tenue en main.

D. D’autres améliorations, comme l’assemblage de deux spirales, l’une tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, l’autre dans le sens inverse, donnent des mouvements plus complexes. La partie portant la mine sort d’elle même de l’étui protecteur par une TRACTION exercée à la partie d’oÙ sort la mine. (Une rotation fait avancer la mine)

E. La partie portant la mine sort d’elle-même de l’étui protecteur par une TRACTION exercée à la partie opposée à celle d’où sort la mine.


F. Le portemine sort en entier de son étui. Très fréquemment, grâce à une sorte de sertissage à l’intérieur de l’étui qui « pince » le système téléscopique du portemine, ce dernier se déploie quand il est tiré de son étui.

Quel plaisir de faire fonctionner ces merveilleux portemines ... mais ils sont assez fragiles et il est fréquent que les mécanismes se bloquent. Pour éviter de fausses manoeuvres qui détérioreraient irrémédiablement ces merveilleux objets, il est recommandé de les ranger en respectant ces 3 grandes classifications :

· Ceux qui fonctionnent par BOUTON CURSEUR ;

· Ceux qui fonctionnent par ROTATION ;

· Ceux qui fonctionnent par TRACTION.

Pour assurer un bon usage, rien ne vaut la douceur et la délicatesse lors de leur manipulation. Pour les portemines trop capricieux, utilisez un lubrifiant approprié comme l’huile de vaseline qui dégrippera les mécanismes récalcitrants.

Bibliographie :


"Fil de la Plume "n°01 (1979) ; n° 90 & 91 (2002) : Classification des portemines.

"Fil de la Plume " n° 24 & 25 (1985) : Catalogue Mordan, 1898

"Victorian Pencils" de Deborah Crosby. A Schiffer book for collectors. (1998)

de Claude Ungar


 

 


Conception :

Richard Cortes - Josiane Cressin - Claude Ungar


Retour